Economie

Madagascar : la croissance révisée à 3,8 % pour 2026 dans un contexte de chocs exogènes

La Loi de Finances Rectificative pour 2026 révise la croissance économique malgache à 3,8 %, en baisse par rapport aux prévisions initiales de 4,8 %. Cette révision traduit une approche prudente face aux aléas climatiques récents et aux tensions internationales ayant affecté les équilibres macroéconomiques.

La Loi de Finances Rectificative (LFR) pour l'exercice 2026 s'inscrit dans un contexte économique marqué par des chocs exogènes significatifs, notamment les aléas climatiques récents et les tensions internationales ayant affecté les équilibres macroéconomiques initialement retenus dans la Loi de Finances Initiale. Dans ce cadre, la croissance économique est révisée à 3,8 %, traduisant une approche prudente et réaliste de l'évolution de la conjoncture. Le Gouvernement réaffirme sa volonté de préserver les grands équilibres budgétaires, en maintenant notamment le niveau du déficit du solde primaire à 3,5 % du Produit Intérieur Brut. S'agissant des dépenses publiques, la LFR 2026 repose sur une démarche rigoureuse et maîtrisée, caractérisée par l'absence de toute coupe budgétaire globale. Les ajustements proposés privilégient une réallocation interne des crédits, fondée sur des arbitrages ciblés et un recentrage des ressources vers les priorités stratégiques du Gouvernement. Selon le rapport 2026 de la Banque africaine de développement, la croissance du PIB malgache a ralenti, passant de 4,3 % en 2024 à 3,2 % en 2025, tirée principalement par l'agriculture, les services et l'investissement. La croissance est projetée à 3,0 % en 2026, reflétant des pressions externes persistantes et des contraintes structurelles internes. Cependant, l'économie malgache devrait revenir à une trajectoire plus favorable à partir de 2027, avec une croissance du PIB projetée à 4,5 %. Madagascar doit mobiliser environ 7,27 milliards de dollars par an d'ici 2030 pour financer son développement, accélérer la croissance économique et soutenir la transformation structurelle de son économie, selon la Banque africaine de développement.
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